Enogia électrise l'emploi des jeunes

November 27, 2018

 

Depuis sa création en 2009, Enogia, entreprise marseillaise d’une trentaine d’employées conceptualise et développe des appareils permettant de transformer l’eau chaude en électricité en limitant les pertes énergétiques. La production des différentes composantes est faite en France et l’assemblage dans la cité phocéenne. Antonin Pauchet, coprésident d’Enogia, nous raconte pourquoi l’engagement de l’entreprise ne se limite pas à l’environnement…

 

Comment est né l’engagement d’Enogia pour Impact jeunes ?

 

Par notre métier, nous sommes engagés dans le domaine de la « clean Tech » ou énergie verte dans la langue de Molière. Notre engagement auprès d’Impact jeunes est d'un autre ordre. Il a débuté il y a 2 ans, lorsque nous avons lancé une démarche RSE sur les aspects sociaux par le biais du dispositif Cèdre qui nous a permis d’obtenir l’audit d’experts. Bien que déjà présent dans l’entreprise, nous avons structuré tout ce qui était bien-être au travail, relation employeur-employé ou prise en charge de formation. Concrètement, cela s’est mis en place en apportant de la flexibilité dans les horaires, en faisant participer les salariés à la stratégie de l’entreprise sur ce qui concerne l’aménagement et l’organisation. Via le dispositif Cèdre, nous avons également eu accès à un réseau de système de parrainage, et c'est comme ça que nous nous sommes dirigés vers Impact jeunes. C’est Christophe Baralotto (ndlr : cofondateur de Provepharm), qui nous a introduits. Nous avons commencé par accueillir des stages d’observation d’élèves de 3e issus des quartiers nord. Les retombées ont été très positives ! Le fait d’accueillir des personnes sans réseau et leur permettre d’en bâtir un qui leur est propre, en s’appuyant sur le nôtre, est quelque chose d’appréciable. Quand on emmène des collaborateurs aux événements sportifs (ndrl : Rencontres « Ça matche entre jeunes et entrepreneurs »), ils reviennent avec de la motivation, l’envie d’aider, de partager et de rendre service ; ça les valorise. Ils sont fiers de porter les couleurs de l’entreprise pour aller faire des actions sociales comme ça… c’est formidable !

 

Êtes-vous souvent présents à ces événements et venez-vous nombreux ? 

 

Nous avons participé à plusieurs d’entre eux. La mayonnaise est montée progressivement chez nous. J’ai participé aux premiers seul ; pour la deuxième session nous étions trois et pour la dernière nous étions cinq. Les collègues de travail se font passer le mot, l’envie d’aider est contagieuse. 

 

Quelle serait la suite logique de tout ça ? 

 

Au-delà de ces actions, je dis toujours que le talent se trouve partout, il ne faut pas fermer de porte. Ces jeunes gens ont effectivement un réseau limité mais de l’autre côté les employeurs ont du mal à les voir et à les atteindre. Comme nous sommes en croissance et que nous avons besoin de recrutement, sortir des circuits et aller chercher des talents ailleurs est une opportunité. J’apprécie l’idée qu’ils ne soient pas formatés, ils s’adaptent et adhèrent bien mieux à l’environnement et aux valeurs de notre entreprise. 

 

Votre activité est-elle perçue par les jeunes comme un secteur vers lequel s’orienter selon vous ? Pensez-vous avoir été vous-mêmes identifiés comme un potentiel employeur ?

 

Nous n’avons pas de retour mais je l’espère ! Nous avons rencontré notamment rencontré Farid en électricité. Nous n’avons pas de poste à court terme mais nous souhaitons lui proposer de venir nous voir pour qu’il puisse élargir ses horizons et éventuellement l’orienter vers nos contacts qui pourraient avoir besoin de lui. Et puis nous avons un jeune de Tarascon, Mehdi, qui nous a rejoint en alternance DCG depuis la rentrée en septembre dernier et pour un an. En comparaison avec une alternance pour le même poste qui s’était faite par des circuits plus classiques, nous sommes ravis, cela se passe très très bien, il est très efficace. Au vu de sa façon d'aborder le travail, s’il souhaite poursuivre, il est le bienvenu... C’est le scénario idéal !

 

 

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