Domino Services : ressources très humaines

August 17, 2018

 

Voilà 9 ans que cette entreprise de services à domicile s’est créée. Elle a depuis élargi son activité aux interventions dans les entreprises (Domino Pro) et à un service de conciergerie de proximité (Vidéal). Actuellement, les postes pour lesquels on y recrute le plus concernent les aides à domicile et les agents d’entretien. Mais de manière générale, Sébastien Prudhomme, dirigeant de la société, nous éclaire sur son approche d’embauche.

 

 

Quelles sont les étapes de recrutement chez Domino Services ?

Dans notre process, nous avons à cœur de rencontrer un maximum de personnes, de rencontrer tout le monde, on donne sa chance à tous. Dans un premier temps, on organise des réunions d’information collective avec 6 à 8 candidats pour un poste. Ca nous permet de faire une première sélection. Les personnes retenues rentrent alors dans ce qu’on appelle, dans notre jargon, un « vivier » et ensuite, au gré des besoins, elles passent des entretiens individuels.

 

Les jeunes des quartiers dits sensibles souffrent généralement d’une mauvaise image à l’embauche. Comment appréhendez-vous un CV dont l’adresse se situe dans ces quartiers ?

Nous, on ne met aucun filtre à l’entrée, l’information collective est ouverte à toute personne, quels que soient son sexe, son âge, son lieu d’habitation. Donc la personne qui envoie son CV sait qu’à minima elle sera reçue dans le cadre de ces informations collectives. Ensuite, si elle fait l’effort de 1/ se déplacer, 2/ être à l’heure, 3/ montrer qu’elle est motivée, 4/ nous inspirer confiance, elle augmente bien sûr ses chances d’être recrutée.

 

C’est le comportement lors de la réunion d’information collective qui peut donc faire la différence ?

Oui, on est dans des métiers humains, de contact, dans des métiers où, le plus souvent, la personne va se retrouver au domicile d’un particulier. Donc la première impression que nous pouvons avoir d’elle est proche de l’impression qu’aura ensuite une personne âgée par exemple. On se base donc d’abord sur ce premier ressenti et ensuite on s’intéresse à son comportement au sein du groupe. D’ailleurs, on observe tout autant les moments où elle s’exprime que ceux elle ne se sent pas forcément regardée. Par exemple, nous prêtons attention à son écoute vis-à-vis des autres personnes du groupe. Et ceux qui cherchent à monopoliser la parole ne sont pas forcément les meilleurs profils… Le comportement en groupe en dit beaucoup !

 

Vos clients sont-ils regardants sur vos critères d’embauche et sont-ils généralement satisfaits ?

Le plus souvent, ce qui prime pour le client, c’est la stabilité du personnel. Une fois qu’il a fait connaissance avec un salarié, il préfèrera le garder dans la durée, même si on lui annonce ensuite qu’on vient de recruter la perle rare qui fera mieux le ménage ou s’occupera bien de lui. Le client qui a pris ses habitudes avec un salarié préfère généralement pérenniser cet emploi.

 

Cette stabilité représente-t-elle une difficulté pour l’embauche de jeunes des quartiers prioritaires ?

Pas spécialement. En fait, c’est une difficulté qu’on a avec les jeunes de manière générale. Ce n’est pas du tout le critère « cité » qui rentre en ligne de compte, c’est toute une génération qui zappe de boulot du jour en lendemain. Par rapport à des séniors, c’est sûr qu’on a beaucoup plus de turn over lié à l’âge.

 

 

De ce fait, l’âge est-il un critère que vous prenez en compte ?

Non. Là encore, on se positionne dans l’idée de faire le moins possible de discrimination. Il n’y pas de règles, on a de bonnes surprises sur tout type de population, tout type d’âge. Mais la stabilité est un point de vigilance accru chez nous. On va s’intéresser de près au projet professionnel de la personne, on ne veut pas que ce soit uniquement un job alimentaire. Si on sent qu’un jeune peut nous lâcher au bout de 2 ou 3 mois, c’est certain qu’on évitera de le recruter.

 

La clé pour qu’un jeune des quartiers s’en sorte selon vous, elle pourrait être celle-ci, l’engagement sur le long terme ?

Il y a beaucoup de réalités différentes. Mais je note que beaucoup se plaignent des courtes missions d’interim, or les entreprises de la propreté ou de l’aide à domicile embauchent, elles, souvent en CDI. C’est le cas de Domino Services. Donc si un jeune est intéressé, il a tout intérêt à démontrer sa motivation et sa capacité à s’investir vraiment.

 

 

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